Porsche 356 Coupé 1100
La Porsche 356 est présentée au salon de Genève 1949, un an après la présentation du prototype 356. Elle marque le point de départ de la production en série de Porsche mais les débuts de la petite entreprise ont encore tout de l'artisanat. La 356 est entièrement réalisée à la main. Au sortir de la guerre, le marché des voitures de sport n'est pas très dynamique, aussi la présentation du coupé Porsche attire de nombreux hommes d'affaires en Suisse et en Autriche, n'ayant pas trop souffert de la guerre. Avec 500 premières commandes enregistrées dès le salon de Genève, les ateliers Porsche à Gmünd en Autriche se montrent trop petits. L'usine de Stuttgart étant toujours occupée par l'armée américaine, Porsche doit se résoudre à sous-traiter la production au carrossier Reutter. Le cabriolet va être pour sa part confié à Heuer. Pour des raisons de coût et de facilité, l'acier remplace l'aluminium pour la carrosserie des 356 désormais produites à Stuttgart, ce qui fait que les 356 "Gmund" sont les plus rares et les plus recherchées de nos jours.
Comme l'avait souhaité Ferdinand Porsche, la 356 imaginée par son fils Ferry emprunte beaucoup d'éléments mécaniques à la Volkswagen Coccinelle, dont une boite de vitesses à 4 rapports non synchronisés, une direction floue, un freinage à tambours commandé par câbles peu efficace et un petit moteur 1L1 très limité en puissance. La conduite de la 356 séduit néanmoins les amateurs de pilotage et sa bonne aérodynamique lui permet d'atteindre 140 km/h en pointe. Sa tendance naturelle au survirage lui confère un tempérament bien trempé qui va assoir sa réputation de sportivité. Parallèlement, les succès en compétition de la Porsche 356 construisent la légende Porsche, aux 24H du mans notamment en 1951 avec une victoire de classe. Cette même année, la production réintègre Zuffenhausen.
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